À propos

Stéphane Charbeau, photographe

Texte en cours de rédaction.

Revue de presse

La Charente se visite à 360 degrés

Stéphane Charbeau a réalisé d’impressionnantes images panoramiques des plus beaux sites charentais. Une utilisation d’internet bien dans la ligne du schéma régional du tourisme.

Dans son atelier de Cognac, Stéphane Charbeau passe des heures à fignoler ses images pour que le promeneur virtuel s'y balade à son aise. Photo Céline Levain

Vous êtes suspendu au-dessus du vide, comme un oiseau qui aurait pris son envol tout en haut de l’hôtel de ville de Cognac. Ou bien vous avez les pieds dans la Charente, juste devant le château de Verteuil. Et vous pouvez regarder tout autour de vous, compter les pierres dans le fond du fleuve et détailler les nuages dans le ciel. Le site internet du conseil général de la Charente de même que celui du Comité régional de tourisme (CRT) permettent de visiter les plus beaux sites du département sans bouger de son écran. Grâce aux images d’un photographe cognaçais, Stéphane Charbeau, l’un des rares à maîtriser l’art de la photo panoramique à 360 degrés interactive.
Une façon peut-être de sortir la Charente des profondeurs du classement des sites les plus visités de la région dans lequel les maisons de cognac, les meilleures représentantes de la Charente, figurent en 21e position. L’un des axes du tout nouveau schéma régional du tourisme, c’est justement d’utiliser au mieux la filière internet, sachant que la plupart des destinations et des séjours touristiques se choisissent via la Toile.
Installé depuis une vingtaine d’années dans le département, Stéphane Charbeau a fait de la photo panoramique l’une de ses spécialités. «Dans une image traditionnelle, le photographe impose son cadrage. Là, c’est l’internaute qui choisit de zoomer sur la jeune fille qui passe ou de lire le texte du panneau au pied de l’hôtel de ville», sourit-il.

«Je passe mon temps à m’effacer»

Si un clic de souris suffit à se promener à sa guise dans les images du photographe, son travail est impressionnant. En principe, il suffit de planter son appareil sur un point fixe et de faire six photos: une pour le ciel, une pour le sol et une pour chaque point cardinal. Un appareil doté d’un objectif fisheye, très grand angle, et le tour est joué.
Sauf que le bonhomme est plein d’astuces. Il a imaginé d’accrocher son appareil à une perche télescopique qui peut faire plusieurs mètres de long. Pour donner l’impression d’être dans le vide ou au-dessus de l’eau par exemple. «Comme ça, on peut mettre l’appareil dans un endroit où on ne peut pas aller. Mais il y a forcément un moment où je suis à contre-jour, où la lumière n’est pas bonne, et un moment où je suis sur la photo», souligne-t-il. Alors il faut parfois faire une cinquantaine ou une soixantaine de photos. Et ensuite, les assembler. En gommant les défauts, en retravaillant les lumières, les couleurs. «Sur mes photos, il n’y a plus aucune trace du photographe. En fait, je passe mon temps à m’effacer», s’amuse-t-il. À l’endroit où il se trouvait, il doit littéralement reconstituer la photo.
Devant les images de la grotte du Placard à Vilhonneur, il suit du doigt le tracé des gravures pariétales, illisibles pour le profane: «L’avantage, c’est qu’on peut zoomer, les grossir. Mais je travaille à une superposition avec un relevé dessiné, qui permettrait de mieux les voir. On peut aussi y associer des explications sur ce qu’on voit.»
Son prochain projet: une visite virtuelle à l’échelle de la Charente. À partir d’une carte, on peut cliquer sur n’importe quel site et aller s’y promener. Un grand chantier pour lequel il a plein d’idées. Et qui devrait, en toute logique, intéresser les acteurs du tourisme local.

CHARENTE LIBRE / Région – 18 août 2011 / Laurence GUYON

Il met la Charente en orbite

Stéphane Charbeau crée de petites planètes à partir de ses photos. À découvrir au Conseil général.

Si la Charente était une galaxie, Stéphane Charbeau en serait l’astronome. Et, comme lunette, il choisirait son appareil photo.
Mais, en un sens, le Cognaçais a déjà exploré la nébuleuse charentaise. Puisqu’il a déjà photographié une centaine de ses planètes…
Pour découvrir son travail, il convient de se rendre à Angoulême, au Conseil général.

On a marché sur les toits

Stéphane Charbeau, 50 ans, a créé ses petites planètes grâce à une technique dont l’appellation barbare-panoramique sphérique à 3600 –reflète la complexité. « L’opération consiste en un assemblage de prises de vue dont le résultat offre un champ de vision total à 360° », vulgarise le photographe.
Les clichés, réalisés grâce à un trépied tournant, un appareil reflex et un objectif très grand-angle (fish eye), sont associés sur ordinateur grâce à une série de logiciels. Et, pour donner un cachet unique à ses planètes, cet autodidacte n’hésite pas à se positionner à des endroits improbables. Notamment pour « Scène de vendanges » où il s’est installé dans une benne. Ou pour « Sur les toits », hissé au sommet de l’hôtel de la place François 1er de Cognac ou encore avec « Saint-Amant-de-Boixe. L’abbaye » où il a enjambé un puits…

Paradoxalement, son petit plaisir, c’est de se faire disparaître de l’image. « C’est le côté rigolo du processus. Comme, à l’assemblage, le ciel est pour ainsi dire projeté à l’extérieur et le sol ramené au centre du cliché, je me retrouve au milieu. Ce qui n’a pas grand intérêt. Du coup, lorsque je les traite avec Photoshop, je m’efface… »
Parce que l’idée de cette série de photos, c’est évidemment de rendre compte de la réalité des paysages et des événements qui ont cours dans le département. « Je suis passionné par le territoire, avoue le photographe. À travers mes planètes, je veux montrer des endroits que tout le monde connaît, mais avec un point de vue différent. »

« Je veux montrer des endroits que tout le monde connait mais avec un point vue différent »

À ce compte-Ià, c’est sans surprise que le Conseil général de la Charente a proposé de mettre à disposition ses locaux pour la toute première exposition de Stéphane Charbeau. « Je suis passionné par la photo depuis l’âge de 10 ans, mais je suis passé professionnel en 2005. J’ai d’abord cherché à maîtriser la photo panoramique à 360° avant de m’intéresser aux planètes. Les travaux que je présente ont quant à eux été conçus à partir de 2007.» Mais le Cognaçais ne compte pas s’arrêter là : « Je vais exposer au BNIC à Cognac en décembre ou janvier. Il s’agira alors de planètes sur l’univers du cognac, avec des scènes de distillation, de vendanges etc. »
Il projette aussi de faire une exposition interactive, une autre itinérante… Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour les Charentais.

SUD-OUEST / Sortir en Charente – 27 octobre 2009 / Laure MÉNARD

Big bang artistique

Le photographe cognaçais Stéphane Charbeau fixera ses « planètes » autour du bar Le Globe durant tout le mois de mai.

Stéphane Charbeau (à gauche) a réalisé plusieurs clichés du point presse organisé chez son hôte du Globe, Jean-Marc Granger. Ceux-ci sont visibles sur le www.panoglobe.com. photo stéphane charbeau

Elles sont aussi proches que lointaines, aussi séduisantes que déconcertantes. Après avoir fait tourner la tête du Conseil général de la Charente et du Bureau national interprofessionnel du cognac, cet hiver, les étonnantes « planètes » du photographe cognaçais Stéphane Charbeau, observeront un arrêt orbital inédit durant tout le mois de mai sur les murs du bar-restaurant Le Globe, place François-Ier. Douze clichés de Cognac ont été choisis pour cette première. Effets miroirs déformants garantis…
Par un jeu de prises de vues panoramiques finement associées puis retouchées par ordinateur, l’artiste extraterrestre parvient à envoyer dans l’espace le plus commun des paysages terrestres. Le cheval de François-Ier s’y est fait piéger. L’alambic charentais aussi.
Chaque fois, ces incroyables captures spatiotemporelles à 360 degrés ouvrent de nouvelles perspectives au patrimoine local mille fois revisité. Et c’est justement là l’objectif poursuivi par Stéphane Charbeau. Passionné par l’histoire de sa région, l’artiste qui dit « travailler ardemment à mettre en valeur le patrimoine local » aimerait mettre son art au profit du territoire.

Visite terrestre ou aérienne

Durant les cinq dernières années, le Cognaçais a déjà compilé plus de 500 photos du département. Assez pour imaginer une véritable « visite virtuelle ». D’après lui, un projet pourrait être monté avec les collectivités locales, à condition de lui « laisser les mains libres ». Un autre est déjà à l’étude avec la plateforme Internet Viapatrimoine.
En attendant de trouver les bons partenaires et les bons compromis, Stéphane Charbeau continue d’« explorer » son territoire sous des angles biens personnels. Sa dernière déclinaison, dite « vue du ciel », permet ainsi de survoler le département à 20 000 mètres au-dessus du sol. La technologie Internet « Google earth » s’agrémente alors d’une série de clichés traditionnels réalisés au sol. Stéphane Charbeau s’y est déjà employé à Cognac, Angoulême, dans la région de Mansle et du côté de La Rochelle, Saintes, l’Île d’Oléron et Royan pour la partie Charente-Maritime.
Les pieds bien sur terre, le photographe multicartes aimerait avant tout faire connaître ces travaux originaux chez lui, à Cognac. L’exposition programmée au Globe est un premier pas. La suite devrait se jouer lors du prochain Salon des métiers d’art, au couvent des Récollets.

SUD-OUEST / Cognac – 28 avril 2010 / Vincent DEWITTE

Stéphane Charbeau tombe dans le pano… reportage

Être une petite souris dans les coulisses de la campagne cognaçaise. Cliquer sur le mulot pour se retrouver au cœur d’une réunion de quartier de Jérôme Mouhot ou de Michel Gourinchas. Etre derrière son écran tout en se baladant dans le fameux bus de Michel Gourinchas. Avoir les doigts de pied en éventail dans son bureau tout en se retrouvant au cœur du public du dernier meeting de Jérôme Mouhot.
Tout au long de cette campagne, Stéphane Charbeau a fait crépiter son flash et chauffer la bande de son dictaphone. La campagne, il l’a suivie de l’intérieur, l’a offerte sur un plateau aux internautes. Grâce à ses pano-reportages, sur son site (www.panoglobe.com). Le panoreportage, quesako? L’assemblage de plusieurs photos, afin de créer une image. Fixe mais à 360 degrés. Un peu comme si l’on se retrouvait au cœur de la Géode, avec des images tout autour de soi, à droite, à gauche, au plafond et au sol. Stéphane Charbeau: «En fait, je prends quatre photos au grand-angle, puis je les assemble, en travaille les raccords pour ne plus faire qu’un panoramique».

«ça n’a rien à voir avec un film»

Musicien, photographe, webdesigner. Curieux de tout, Stéphane Charbeau n’a eu aucun mal à se glisser dans l’intimité des deux équipes de la campagne cognaçaise – photo I. K.

Ce procédé, Stéphane Charbeau l’avait déjà expérimenté pour faire découvrir les coulisses de Blues Passions, les trésors de Cognac, de la Charente et de la Charente-Maritime. Depuis, il a ajouté du son, pour des réalisations qui ont l’attrait de la vidéo et le charme de la photo. «A titre personnel, je prends un réel plaisir à faire ça. Et je commence à avoir des retours. Les gens trouvent ça vraiment très intéressant», assure Stéphane Charbeau qui a dix ans de site internet derrière lui. La quarantaine tout juste entamée, l’homme a déjà eu plusieurs vies. Fil conducteur: artiste. Musicien, photographe, webdesigner. Curieux de tout, Stéphane Charbeau n’a eu aucun mal à se glisser dans l’intimité des deux équipes. «Ce qui m’a facilité les choses, c’est que je travaille aussi pour les deux équipes en tant que photographe. Du coup, ils me connaissaient. J’ai été accueilli facilement».
C’est ainsi dans son studio qu’a défilé l’équipe Mouhot pour réaliser son trombinoscope. C’est aussi son appareil qui a «shooté» l’équipe Gourinchas sur les berges de la Charente. Ne faites pas le naïf à lui demander pourquoi il ne filme pas directement les scènes qu’il veut faire découvrir. «Mais ça n’a rien à voir avec un film! Souvent, les gens me parlent spontanément de mes vidéos. ça n’en est pas. C’est plus un travelling. Avec une vidéo, le spectateur est passif. Là, c’est à lui de se déplacer lui-même au sein de l’univers que je lui propose. C’est une image fixe, dans laquelle on choisit de rester cinq secondes ou cinq minutes. On devient acteur», décrit-il avec passion.

Un précurseur en la matière

Stéphane Charbeau est l’un des précurseurs du panoreportage en France. La pratique est encore rare. On en trouve sur «Rue89.com» et sur le site internet de Libération. «C’est un de mes collègues de Toulouse qui les a faits. Il avait ainsi suivi la campagne des présidentielles. J’ai trouvé ça intéressant, je me suis lancé».
«La campagne à Cognac a été intéressante en raison du suspense», disait-il avant le premier tour. Demain soir, il sera dans la grande salle du conseil municipal, pour le dépouillement et la proclamation des résultats. Il permettra, aussi, aux internautes de se glisser dans le camp du vainqueur.

La campagne a boosté le nombre de connexions à son site internet. «Pour l’instant, je ne le fais que de manière personnelle, pour le plaisir. Mais à terme, je compte commercialiser la démarche». Un historique de la campagne prendra place sur le site, aussi. L’après-campagne ne sera pas un grand vide. Stéphane Charbeau continuera de mettre son objectif là où les hommes ne peuvent mettre leurs yeux. Grâce à sa perche de sept mètres, qui lui permet de hisser son appareil photo partout, il offre des points de vue improbables.
«L’idée, c’est d’offrir aux internautes la possibilité d’aller là où ils ne peuvent aller». Comme sur le fronton de l’église Saint-Léger, au-dessus de l’abbaye de La Châtre, au-dessus des remparts du château de Pons…

CHARENTE LIBRE / Pays de Cognac – 15 mars 2008 / Ismaël KARROUM