Chassenon : les thermes de Cassinomagus

Commune : Chassenon
Date de la prise de vue : 13 mai 2011
Photographe : Stéphane Charbeau
Latitude : 45.8483429
Longitude : 0.7708290

Sur la commune de Chassenon, à 60 km d’Angoulême sur la route de Limoges, s’élèvent les vestiges de thermes gallo-romains, site classé monument historique. Au cœur d’un parc archéologique de 25 hectares, d’imposants monuments laissent imaginer l’importance de l’antique agglomération de CASSINOMAGUS à laquelle ils étaient rattachés.
L’antique CASSINOMAGUS, connue par une copie médiévale de la Table de Peutinger, se trouvait en territoire Lémovice, au croisement de plusieurs voies de circulation romaines dont la Via Agrippa qui reliait Lyon à Saintes. Les proportions exceptionnelles des monuments mis au jour (thermes, temple, théâtre, aqueduc) témoignent de l’importance de cette agglomération. Fouillés depuis plus de 150 ans, les vestiges continuent de révéler leurs secrets.
Les thermes : une richesse patrimoniale à visiter
Le bâtiment thermal de Chassenon est resté en activité pendant près de trois siècles. Construit après le milieu du Ier siècle, il perdure en tant que thermes jusque vers la fin du IIIe siècle, époque à laquelle un important incendie détruit l’ensemble. Les thermes cessent alors de fonctionner et seront utilisés comme habitat de fortune jusqu’au début du VIe siècle. Les bâtiments sont finalement abandonnés et s’enfouissent sous leur propre ruine, gagnés par la végétation.
Ce complexe thermal servait à la fois pour l’hygiène, le sport, la détente et comme lieu de cure. La découverte d’ex-voto, objets cultuels de remerciement ou d’accomplissement d’un vœu, semble confirmer cette fonction curative des thermes.
Construits sur deux niveaux, les thermes sont impressionnants par leurs dimensions, leur exceptionnel état de conservation et par l’ingéniosité des systèmes employés pour leur fonctionnement. Leur architecture et les techniques de construction révèlent la performance technique des Romains : système de chauffage par hypocauste, les fours, systèmes d’adduction et d’évacuation des eaux… Mentionnés depuis le XVIIIe siècle comme les vestiges d’un « palais », ce n’est qu’à partir de 1958 et les fouilles conduites par Jean-Henri Moreau que les thermes sont véritablement identifiés.

Sources

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