Lanville : prieuré Notre-Dame de Lanville

Commune : Marcillac-Lanville
Date de la prise de vue : 3 mai 2010
Photographe : Stéphane Charbeau
Latitude : 45.8552132
Longitude : 0.0128961

Le prieuré Notre-Dame de Lanville, dépendance de l’ordre de Saint-Augustin, fut l’un des établissements monastiques les plus prestigieux de l’Angoumois. Les volumes imposants de l’église romane, conjugués aux formes gothiques des bâtiments conventuels, se détachent avec élégance entre le village de Lanville et les champs.
Ce prieuré, fondé en 1120, porte les stigmates des mutilations des guerres de Religion et des aménagements successifs entre le XIIe et le XVIIIe siècle. L’église romane présente de belles proportions avec son large chœur, et son ample transept couvert d’une vaste coupole sur pendentifs. La nef, autrefois longue de 30 mètres pour trois travées, et la façade se sont écroulées en grande partie en 1903. La façade a été reconstruite plus en retrait amputant définitivement la nef d’une demi-travée. La nef est voûtée d’ogives établies au XVIIe siècle. Les chapiteaux des supports contrastent par leur sécheresse avec ceux des piliers de la croisée du transept, ornés de beaux chapiteaux à feuillages, finement ciselés. La grande abside, rythmée d’une arcature aux chapiteaux animés de feuillages et d’animaux, rappelle le chevet de la cathédrale d’Angoulême. Le chevet a été surélevé à la fin du Moyen Age pour installer une organisation défensive avec brétêche et meurtrières. A l’extérieur de l’abside sont conservées des inscriptions funéraires du XIIe siècle. De nombreuses restaurations ont contribué à mieux connaître l’édifice et à le mettre en valeur. Ainsi, des peintures murales d’époques différentes (XVe -XVIIIe siècles) ont été mises au jour dans la nef et le transept ; de nouveaux vitraux réalisés par le maître-verrier Coline Fabre redonnent une belle luminosité colorée aux espaces intérieurs. Les bâtiments conventuels ont été construits lors de deux périodes. Au nord de l’église s’élèvent les ruines du cloître et de la salle capitulaire, édifiés aux XVe et XVIe siècles. Au sud-ouest de l’église, de nouveaux bâtiments monastiques furent construits aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Aujourd’hui, le site reprend vie grâce, entre autre, aux restaurations des bâtiments de l’ancien prieuré par la Communauté de communes du Rouillacais, et à l’installation, depuis 1997, de la communauté religieuse des frères de la Résurrection qui constitue une sorte de retour aux origines pour cet ensemble monastique charentais.

Sources

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